Interviews sur 1848

Suite à la publication de mon livre sur la révolution de 1848, j’ai été interviewé à plusieurs reprises. Voici les liens vers ces interviews :

Interview dans Libération

Interview dans Vrbatim

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Programme du colloque « La représentation avant le gouvernement représentatif »

Voici le programme (presque définitif) du colloque sur la représentation aux époques médiévale et moderne que Corinne Péneau, Yves Sintomer et moi-même organisons du 12 au 14 mars prochain. L’affiche est disponible ICI.

Le but de ce colloque est d’amener politistes et historiens à dialoguer autour des usages politiques de la représentation, à partir du moment où la notion est présente mais avant l’apparition du gouvernement représentatif, du XIIIe au XVIIIe siècle. La perspective est double : d’une part, balancer l’irréductible spécificité des pratiques en mettant en regard des expériences historiques souvent considérées séparément ; d’autre part, dans une perspective de sociologie historique du politique, questionner et complexifier la généalogie des institutions qui s’imposèrent en Europe et aux États-Unis à partir des révolutions de la fin du XVIIIe siècle et qui, aujourd’hui, semblent confrontées à une crise de légitimité dans les « vieilles démocraties ».

La présentation scientifique générale du colloque est disponible ici.

La représentation politique avant le gouvernement représentatif

12-14 mars 2015

Colloque organisé par le GRePo (groupe de projet de l’Association française de science politique « La représentation politique : histoire, théories, mutations contemporaines »), le CRHEC (Centre de recherche en histoire européenne comparée, Université Paris-Est Créteil) et le CRESPPA-CSU (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, équipe « Cultures et Sociétés Urbaines », CNRS-Université Paris-Lumières)

En collaboration avec l’Institut Historique Allemand (IHA), l’Association Française de Science Politique, le IRAA et l’HISOMA (CNRS/Université de Lyon 2)

Lieux : IHA, EHESS et Université Paris-Est Créteil

Responsables scientifiques : Corinne Péneau, Samuel Hayat, Yves Sintomer

Jeudi 12 mars 2015. Lieu : Institut historique allemand

8 Rue du Parc Royal, Paris 3e

13:30 : Accueil des participants.

13:50 : Mot de bienvenue de Thomas Maissen, directeur de l’Institut historique allemand

14:00-14:10. Présentation du colloque : Samuel Hayat (Arts et Métiers)

14:10-14:15. Présentation du programme « Désignation » : Liliane Rabatel (IRAA, CNRS/Université de Lyon 2)

La représentation politique : regards croisés

Présidence : Claire Judde de Larivière (Université Toulouse II)

Thomas Maissen (Université de Heidelberg/Institut Historique allemand) : La représentation des républiques à l’époque moderne

Corinne Péneau (UPEC) : « Au nom de tout le peuple ». La représentation en Suède à la fin du Moyen Âge

Alessandro Mulieri (Université de Louvain) : Marsilius of Padua and Political Representation

15:45-16:00 : Pause

Yves Sintomer (Université Paris 8, IUF) : Begriffsgeschichte et comparatisme wébérien : une réflexion à partir de l’histoire de la représentation politique de Hasso Hofmann

16:30-16:45 : Commentaire : Loïc Blondiaux (Université Paris 1)

16:45-17:45 : Discussion

Jeudis de l’IHA, autour d’Olivier Christin

18:00 : Olivier Christin (Université de Neuchâtel) : Pratiques, implications et fonctions politiques et sociales du vote à l’époque moderne

Commentaire : Barbara Stollberg-Rilinger (Université de Münster)

Vendredi 13 mars 2015. Lieu : EHESS

190-198 Avenue de France, Paris 13e, salle 638
8:45 : Accueil des participants

9:00 : Début du colloque

Les catégories de la représentation, de l’Église au politique

Présidence : Virginie Hollard (HISOMA, CNRS/Université de Lyon 2)

Julien Théry (Université de Montpellier) : Hiérarchie, consensus et représentation dans l’Église médiévale. Généalogie ecclésiale du constitutionnalisme occidental ?

Olivier Christin (Université de Neuchâtel) : Sanior pars : enjeux et usages d’une catégorie juridique aux XVIIe-XVIIIe siècles

Stéphane Péquignot (EPHE) : Histoires parallèles. La Generalitat de Catalogne et son double. Étude sur la représentation du Principat durant la « guerre civile »

10:30-10:45 : Pause

Barbara Stollberg-Rilinger (Université de Münster) : Custodians without Mandate: In how far did German territorial estates represent the people?

Raphaël Barat (Université de Lyon II) : La théorie de la représentation et ses contestations dans la République de Genève lors de la crise de 1707
11:45-12:00 : Commentaire de Jean-Marie Donegani (IEP Paris)

12:00-13:00 : Discussion

13:00-14:30 : Pause

Les dynamiques de représentation politiques dans les communes italiennes, XIIe-XVIe siècles

Présidence : Barbara Stollberg-Rilinger (Université de Münster)

Jean-Claude Maire-Vigueur (Université de Rome 3) : Réflexions sur les modes de participation à la vie politique dans les villes de l’Italie communale (XIIe-XIVe siècles)

Lorenzo Tanzini (Université de Cagliari) : Représentation et décision politique dans les assemblées communales italiennes du XIIIe siècle

Jean-Louis Fournel (ENS de Lyon – Paris 8  – IUF) : Le Grand conseil florentin (1494-1512) : l’enfermement de la représentation dans une salle contre les tentations plébiscitaires du parlamento

16:00-16:15 : Pause

Jérémie Barthas (CNRS – IRHiS) : Remarques sur la forme florentine du tribunat de la plèbe et la pensée constitutionnelle de Machiavel

Claire Judde de Larivière (Université Toulouse II) : Gouverner la communauté : collégialité, représentation et distribution du pouvoir dans la lagune de Venise (XVe-XVIe siècle)

17:15-17:30 : Commentaire d’Yves Deloye (IEP Bordeaux, secrétaire général de l’AFSP)

17:30-18:30 : Discussion

samedi 14 mars 2015.

Lieu : université de Paris-ESt-Créteil

Campus centre, 61 Avenue du Général de Gaulle, Créteil, bâtiment I, Salle I1 125

8:45 : Accueil des participants

9:00 : Début du colloque

La représentation symbolique du pouvoir

Présidence : Yves Deloye, (IEP Bordeaux, secrétaire général de l’AFSP)

Doina-Elena Craciun (EHESS). Otton IV sur le reliquaire des Mages à Cologne – image des rapports entre le roi des Romains et les princes électeurs autour de l’an 1200

Naïma Ghermani (Université Pierre Mendès France de Grenoble) : L’armure, un miroir politique? Les usages symboliques des objets princiers dans l’Allemagne du XVIe siècle

Fanny Cosandey (EHESS). La représentation dans le cérémonial monarchique : manifester l’absence

10:30-10 :45: Pause

Représentation et assemblées politiques : regards croisés Saint-Empire- France

Présidence : Yves Deloye, (IEP Bordeaux, secrétaire général de l’AFSP)

Rachel Renault (Université Paris I). « Représenter l’ensemble du pays » : élections, « syndicats » et délégations dans les révoltes antifiscales, aux XVIIe et XVIIIe siècles (Saxe-Thuringe).

Ekaterina Martemyanova (UPEC) : La représentation « imparfaite » : la composition de l’Assemblée générale des communautés en Provence au XVIIIe siècle

11:45-12:00 : Commentaire de Samuel Hayat (Arts et Métiers)

12:00-13:00 : Discussion

Contacts :

Samuel Hayat : samuel.hayat@cnam.fr

Corinne Péneau : peneau@u-pec.fr

Yves Sintomer : sy@cmb.hu-berlin.de

Séminaire Tracés / HT2S sur les pirates

Le samedi 25 octobre aura lieu une séance de présentation du n°26 de la revue Tracés, « Pirater », de 14h à 17h, au Conservatoire national des arts et métiers (292 rue Saint-Martin, Paris 3ème), Amphithéâtre A Fabriy-Pérot. 
A cette occasion, Jonathan Bocquet (Triangle, Université Lyon 2), Primavera De Filippi (CERSA, Université Paris 2), Tristan Mattelart (CEMTI, Université Paris 8), Francesca Musiani (ISCC/CSI, CNRS) et Félix Tréguer (CRH, EHESS, La Quadrature du Net) présenteront les textes qu’ils ont écrit pour le numéro.
Le dossier sera discuté par Antoine Bevort (sociologue au Lise-CNAM et membre du Parti Pirate), Sébastien Broca (post-doctorant Labex SITES/CEPN) et Thomas Watanabe-Vermorel (Parti Pirate).
Toutes les infos se trouvent ICI.

Une année de recherches. Bilan de 2013-2014

L’été arrivant, le moment est bien choisi pour un petit bilan de l’année passée. Ca me permettra de faire le point et ça pourra être utile pour les quelques personnes intéressées par mon actualité scientifique, genre ma mère.

Projets collectifs :     

Comme l’année dernière, l’essentiel de mes activités collectives a été mobilisé par le groupe de projet de l’AFSP « La représentation politique : histoire, théories, mutations contemporaines » (GRePo), dont je m’occupe avec Virginie Dutoya, Emilie Frenkiel, Yves Sintomer et Stéphanie Tawa-Lama Rewal. Cette année, nous avons reçu en séminaire Claire Bénit-Gbaffou, André Rubiao, Yves Déloye, Alfredo Ramos, Pierre Rosanvallon, Michael Saward, Sandra Kröger, Marieke Louis et Sophie Béroud (et comme discutant-e-s Julien Talpin, Federico Tarragoni, Christophe Voillot, Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Charles Girard, Alexandre Escudier, Sabine Saurugger et Karel Yon). Nous avons aussi organisé des séances pour la présentation d’un numéro d’Actuel Marx sur le populisme, de Trivium sur la représentation politique et de Politix sur la représentation des agriculteurs. Enfin, une journée d’étude sur la représentation politique en Inde a eu lieu en juin 2014. Dans l’ensemble, c’est très chouette et j’apprends beaucoup de choses, donc Kudos à l’AFSP d’avoir mis en place ce système.

Plus ou moins dans le cadre du GRePo, Charles Girard et moi avons lancé l’été dernier une série d’événements sur la représentation politique au-delà de l’élection. Cela a pris la forme d’une section thématique de deux sessions au Congrès 2013 de l’AFSP, d’une journée d’étude sur les expériences de porte-parole et d’un panel au Congrès de l’ECPR. En tout ça a bien fait 25-30 interventions, certaines collectives, sur le sujet, avec une grosse moitié plutôt théorique (surtout à l’AFSP et à l’ECPR) et le reste empirique (journée d’études). J’ai trouvé la partie théorique moins convaincante dans l’ensemble (indépendamment de la qualité des papiers individuels), mais bon, c’était intéressant.

Enfin, Marion Carrel, Paula Cossart, Julien Talpin et moi-même avons organisé à l’automne 2014 un cycle de journées d’études à la MESH de Lille sur la participation et la délibération au prisme de l’histoire, avec comme intervenant-e-s et discutant-e-s Sandra Gustafson, Karim Fertikh, Gary Remer, Philippe Urfalino, Cédric Passard, David Hamelin, Paula Cossart, Julien Talpin, Jean-Michel Fourniau, Carole Christen, Frédéric Chateigner, Denis Bourque et Marion Carrel. Quelques belles découvertes, qui rappellent, s’il était nécessaire, la fécondité de ces trop rares rencontres entre science politique, sociologie et histoire.

Interventions

Les douze derniers mois ont été plutôt productifs en matière de communications scientifiques. J’ai fait quelques interventions issues de ma thèse, donc sur 1848 et la question républicaine, au colloque « Cultures des républicanismes » à Rouen en novembre 2013, au colloque « Getting organized » à Leiden et dans des séminaires, notamment celui monté par Alexandre Escudier et Chloé Gaboriaux sur l’histoire des langages politiques. J’ai aussi présenté un papier sur la représentation inclusive, à Mariehamn, avec les gens du réseau hispano-scandinave d’histoire conceptuelle et de théorie politique autour du Civic Constellation Project. Mais l’essentiel était quand même sur mes nouvelles recherches sur le mouvement ouvrier : une intervention à Cambridge, sous l’égide de Gareth Stedman Jones (mon supervisor à Queen Mary), sur les organisations de métier en 1848, reprise plus tard pour le colloque « Penser l’émancipation » ;  une autre à l’Historical Materialism Conference de Londres sur le rôle du gouvernement représentatif dans la construction du mouvement ouvrier français (adaptée d’une intervention déjà faite à Lausanne, visible ici) ; et une intervention sur le proudhonisme dans l’Association internationale des travailleurs, au colloque du cent-cinquantenaire de la Première Internationale.

Publications

Sur la représentation politique, Yves Sintomer et moi avons dirigé deux numéros de revue, avec un dossier de Raisons politiques et un numéro de la revue franco-allemande Trivium, avec Paula Diehl. Hormis nos propres articles (et un article de Brice Laurent dans Raisons politiques), ça nous a surtout permis de traduire ou de faire traduire huit textes inédits en français (deux de l’anglais et six de l’allemand). Ca serait bien qu’ils aient un peu de diffusion, car il y a de quoi renouveler nos manières d’étudier la représentation politique en France. A part ça, j’ai dirigé avec Camille Paloque-Berges un numéro de Tracés sur les pirates, qu’on va essayer de publiciser un peu à la rentrée. En dehors des introductions et articles dans ces numéros, j’ai publié une grosse recension de la Société des Egaux de Rosanvallon dans Critique, un petit texte sur le proudhonisme et un chapitre de livre en anglais défendant une conception pluraliste radicale de la représentation – bon, le livre est à 50 £, donc peu accessible, mais mon texte est disponible ici. Au final, une année féconde en publications collectives, moins en articles personnels, mais ça correspond à une inflexion post-thèse qui me convient bien. Sinon, mon livre sur 1848 sort en octobre, ça a pris un peu de temps (manuscrit envoyé en septembre dernier), mais c’est très excitant !

Divers

A part ça, durant l’année, en vrac, j’ai enseigné un semestre à l’American University of Paris (expérience intéressante, la première fois que je faisais un enseignement en anglais), j’ai rejoint Paula Cossart et Emmanuel Taïeb pour gérer la chronique bibliographique « Approches historiques du politique » de la Revue française de science politique (présente dans le numéro 64/3), je continue le travail à Tracés et Participations, mais j’ai quitté mes responsabilités éditoriales (respectivement de secrétaire de rédaction et de responsable de la rubrique varia), ça faisait trop. D’autant que j’ai commencé un nouveau post-doc, au laboratoire « Histoire des technosciences en société » (HT2S) au Conservatoire national des arts et métiers. Le cœur de la recherche est de réaliser une histoire des pratiques pédagogiques au Conservatoire – ce qui m’intéresse par le lien avec la question ouvrière, me permettant d’inclure à mes travaux la question des modes de transmission des savoirs techniques. Le cadre général (un programme de recherche Idefi sur éducation et innovation) n’est pas le plus évident pour moi, mais ça se passe plutôt bien. Bon, et sinon l’année a été une fois de plus marquée par masse de candidatures : des postes en Angleterre, 16 dossiers MCF, des candidatures CNRS en sections 33, 36 et 40, une candidature MCF à l’EHESS. Rien n’a marché, mais ça m’a permis de rédiger des programmes de recherche que j’espère mener à bien d’une façon ou d’une autre : un projet CNRS intitulé « Représenter la classe ouvrière. Une sociologie politique de la parole des ouvriers organisés en France (1791-1905) » et un projet EHESS un peu plus large, « Histoire des pratiques intellectuelles ouvrières au XIXe siècle ».

 

L’année qui vient s’annonce chargée, avec le post-doc qui continue, des enseignements à Sciences po et à l’American University of Paris, les campagnes MCF, CNRS, EHESS, l’agrégation de science politique… Mais bon, j’espère qu’entre deux dossiers, je pourrai faire un peu de recherche…

Historical Material Conference, Londres, 7-10 novembre

Comme chaque année, le journal Historical Materialism organise sa grand-messe, rassemblant bon nombre d’historien-ne-s, sociologues et philosophes travaillant dans une perspective matérialiste. Avec des centaines d’intervenant-e-s, difficile de s’y retrouver (et pour les camarades et connaissances, de se retrouver, tout simplement).

Pour info, si jamais des gens qui voient ce post sont à Londres à ce moment-là, voici la liste des panels auxquels j’essaierai d’assister (seulement à partir de vendredi aprem). Ma propre intervention est le samedi à 13h45, panel 2.

 

Session F, Friday November 8, 14:15 – 16:00pm

6. History as Method

Chair: Peter Thomas

Samuel Knafo and Benno Teschke, Political Marxism and the Question of Methodology for Historical Materialism

Geoff Kennedy, Political Marxism and the Social History of Political Thought:  Outlines of a Method

Clemens Hoffmann – ‘The Heterogeneity of Universalism: Making Sense of the ‘Dual Spread’ of Modernity: Debating Capitalism and the Inter-State System beyond Europe’

Session G: Friday November 8, 16:15 – 18:00

5. Gender and the Making of the Working Class

Chair: Lucia Pradella

Estelle Cooch, Trouble at t’Mill – class and gender in the 1853 Preston lock-out

Margot Beal, Domestic work in and around 19th century Lyon (France): gender and class conflicts within the household

Sian Moore, Gender and the making of the English Working class: the Bradford worsted industry 1780-1845

 

Friday November 8, 18:15 – 20:00pm

Isaac and Tamara Deutscher Prize Lecture

Chair: Gilbert Achcar

David McNally – ‘Monsters of the Market’

 

Session H: Saturday November 9, 9:15 – 11:00am

7. How Bourgeois Were the Bourgeois Revolutions?

Chair: Mary Robertson

Neil Davidson

Charles Post

Colin Mooers

Ou bien : 8. Marxism, Revolution, Insurrection

Chair: Matteo Mandarini

Peter Hallward, Blanqui and Marx Reconsidered [NOT THURSDAY]

Anindya Bhattacharyya, Karl Korsch as a precursor of Alain Badiou

Harrison Fluss, Rational Tyranny: On Hegel, Robespierre, and Revolutionary Crisis

Nathaniel Boyd, Stratification and Status: Hegel’s Interrogation into Modernity’s Foundational Split

Session I: Saturday November 9, 11:15 – 13:00 pm

9. Critical Perspectives on Rancière

Chair: Alberto Toscano

Ledys Sanjuan Mejia – « We Speak in Tongues »: A Woman of Colour Critique of Ranciere’s Political Subject

Knox Peden – The Irony of Equality: Rancière’s Control Group

Max Kubinyi – Reflections on the Making of Revolutionary Agency in E.P.Thompson and Jacques Rancière

Session J: Saturday November 9, 13:45 – 15:30 pm

 2. The Politics of Trade Unionism

Chair: Dimitris Milonakis

Immanuel Ness on State Repression of New Workers Movements

Sai Englert, Zionism, workers and the Histadrut: laying the foundations of the Israeli state

Samuel Hayat, The role of representative government in the making of the French labour movement

 

Session K: Saturday November 9, 15:45 – 17:30 pm

9. Politics and Morality from Machiavelli to E.P. Thompson

Chair: Peter Thomas

Jeremie Barthas – Marx with Machiavelli. A Genealogy of the Critique of Economic Fetishism.

Carlos Frade on EPT, The political meaning of the plebs’ moral economy in Thompson vis-à-vis the people’s desire in Machiavelli and its implications for a communist political strategy

William Dixon and David Wilson – E.P. Thompson and the Moral Depletion Hypothesis

 

Session L, Sunday November 10, 10:00 – 11:45 am

9. Revisiting the Making of the English Working Class

Chair: Adam Hanieh

Bryan Palmer, History as Argument: The Contrarian Analytics of E P Thompson’s The Making of the English Working Class

Matthew Roberts, E. P. Thompson, Luddism and The Making of the English Working Class

Kostas Kanellopoulos – The remaking of the Greek working class

Session M, Sunday November 10, 12:00 – 13:45 pm

6. Crossing borders: writing the histories of Marxism in a transnational perspective

David Mayer, ‘Transnational Marxism in Latin America –actors and ideas in connection’

Bertel Nygaard, ‘Young Marx to the North: The use of Marx and Engels in Denmark during the 1840’s’

Jean-Numa Duncange, ‘What is Marxist historiography? Elements for a transnational historical method’

 

Session N: Sunday November 10, 14:30 – 16:15 pm

3. Althusser and Politics 2

Chair: Peter Thomas

Thomas Carmichael – Atomism and Class Formation: Louis Althusser and the underground current            of class struggle

Laurent de Sutter – Louis Althusser and the Theatre of the Trial

William Lewis – Philosophical Cosmopolitanism and Class Politics

Juha Koivisto – Discussant

 

Closing Plenary Sunday November 10: 17:00 – 19:00 pm

Labour, Race and Gender in the Making of the World Working Class

Chair: TBC

David Roediger – The Self-Emancipation of U.S. Slaves:  The Jubilee of Freedpeople and Freedom for All

+ other speakers to be confirmed

Séminaire 17/10 à Paris

Pour information, j’interviendrai lors de la première séance du séminaire Histoire des langages politiques : enjeux, terrains, méthodes, organisé par Chloé Gaboriaux et Alexandre Escudier, sur le thème :

« La rhétorique de la représentativité : l’exemple de la révolution de 1848 ».

C’est jeudi 17 octobre 2013, de 17h à19h au CEVIPOF (Sciences Po), 98, rue de l’Université, 75007 Paris